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Vers une dématérialisation des cabinets d’avocats ?

source Droit-inc - par Céline Gobert

L’ère digitale a modifié la profession juridique en profondeur : les ordinateurs ont diminué, voire éliminé dans certains cas, le recours au papier, tandis que les courriels, en plus de connecter les avocats du monde entier, ont insufflé l’élan nécessaire au développement de certains cabinets à l’international. Tout risque d’aller encore plus vite. Les tablettes n’existaient pas encore il y a cinq ans !

 

Des cabinets virtuels pour demain ?
On pourrait constater une présence de plus en plus accrue de ce que Me Dominic Jaar, associé au sein de KPMG Canada où il est le leader national des services technojuridiques, appelle des cabinets « virtuels », des cabinets « sans adresse physique. »

Le cabinet serait « entièrement informatisé de l’arrière-guichet au guichet et les services juridiques seraient entièrement offerts par les systèmes sans intervention humaine autre que pour la programmation initiale, la maintenance et le support technique », explique-t-il dans « Pratiques virtuelles – déontologie réelle », article à paraître dans le cadre d’une conférence qu’il va donner sur les développements récents en déontologie du Barreau du Québec et qu’il a co-signé avec Me François Senécal, avocat chez KPMG au sein du groupe Gestion de l’information et administration de la preuve électronique, et membre du Comité sur la sécurité des technologies de l’information du Barreau du Québec.

La documentation serait numérique en tout temps, via une plate-forme sécurisée d’échange de documents et de logiciels hébergés. Tout se ferait en ligne, explique l’article de Me Jaar qui est aussi directeur du Comité sur la sécurité des technologies de l’information du Barreau du Québec : la facturation, le paiement, la diffusion de l’information se ferait sur intra/extranet hébergé. L’entrée de temps et la comptabilité, elles, seraient confiées à des prestataires de service.

 

De profondes transformations
Plusieurs experts croient que les bureaux d’avocats vont subir encore de profondes transformations avec le développement de l’intelligence artificielle et de la technologie de reconnaissance vocale, rapporte Bloomberg. Me André Vautour, président du conseil d’administration du cabinet Lavery, conseiller juridique auprès de nombreuses entreprises, et expert en droit de l'informatique, imagine quant à lui sans peine un futur où la machine remplace l’avocat......

 

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